L’approche systémique

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L’approche systémique se distingue des autres approches par sa façon de comprendre les relations humaines. En effet, la personne n’est pas le seul élément analysé dans la démarche. Le psychologue accorde aussi images approche systémique importance aux différents systèmes dont elle fait partie (familial, professionnel, social, etc.). Cette personne est influencée à la fois par ses intentions, celles des autres, et celles des possibilités du milieu et/ou du système. L’idée principale est que l’histoire de la famille agit sur l’individu. Cet individu transporte avec lui des valeurs, des émotions et des comportements véhiculés par la famille et ceci depuis plusieurs générations. En fait, si une partie du système ne fonctionne pas bien ou éprouve des difficultés, cela risque d’affecter tout le système.

Par exemple, quand deux personnes s’unissent, ce sont leurs histoires personnelles qui s’unissent afin d’écrire une nouvelle histoire qui tient compte des deux premières. Quand une séparation a lieu, elle met en branle des mécanismes qui, eux aussi, proviennent de l’histoire antérieure. Quand s’ajoute de nouveaux membres, par des naissances ou des unions, l’équilibre est modifié et les personnes doivent se réajuster. Il en est ainsi lors des séparations, décès, divorces et départ naturels de la maison. Même au travail, l’arrivée d’un nouveau membre modifiera les relations existantes et, souvent, ce dernier devra faire des efforts pour se faire une place.

Pour mieux comprendre ce concept voici quelques exemples :

1- Un individu qui est le « farceur » dans sa famille a développé des habiletés qui le prédisposent à entrer en relation en faisant des farces lorsqu’il arrive dans un nouveau milieu.

2- Un enfant à qui les parents n’ont pas donné assez d’affection dans sa jeunesse, pourrait avoir une tendance à ne pas se sentir attirant. Il pourrait aussi avoir l’impression de devoir faire quelque chose pour mériter cette affection, tout en étant certain qu’il ne pourra jamais en faire assez pour l’obtenir.

3- Une dame, cadre supérieur dans une entreprise, très efficace dans son milieu, se dit stressée au travail, au point de  » se téléporter  » ailleurs durant les réunions. Elle se sent constamment sollicitée par ses collègues, tant masculins que féminins, pour régler les problèmes. Quand son patron la critique, elle a l’impression de ne pas être considérée et se sent constamment obligé de donner une performance qui, à la longue, l’use. Elle a toujours le sentiment de ne pas en faire assez et elle s’épuise. En entreprenant une thérapie il a été possible de mettre en évidence le fait que, son père étant absent, la figure dominante à la maison était sa mère. Celle-ci était constamment insatisfaite de tout ce qu’elle entreprenait et de tout ce que son père entreprenait. En réalité, elle a fini par couper les ponts avec sa famille. En thérapie cette femme a pu découvrir, à partir de ses souvenirs, jusqu’à quel point elle contribuait de la même façon que son père au bien-être de ses employés. Lentement, elle a été capable de trouver une façon de co-exister avec son patron, sans avoir l’impression que la situation dégénererait en affrontement dans lequel elle serait inévitablement inférieure. Actuellement, elle fait son travail avec plaisir. Elle se sent compétente, accepte de l’être et elle fait de son mieux. Sa relation avec son patron n’est pas beaucoup meilleure, mais elle se sent moins vulnérable à sa critique et cela a pour effet de réduire de beaucoup son stress.