Fonction systémique du symptôme

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La famille agit comme une supra structure qui développe au dépend de ses membres des réflexes homéostatiques pour maintenir son équilibre et sa survie.

 

Patient désigné

 

En systémique, le symptôme est généralement considéré comme une des tentatives d’efforts opérés par le système pour maintenir sa cohésion et changer. Les troubles du patient traduisent les difficultés du système (famille, couple, individu, etc…). Celui-ci en est donc le porteur, voire le porte-parole, ce qui aboutit à sa désignation comme patient. En général, pour le système, c’est le patient désigné qui est le problème, le symptôme n’étant pas perçu dans sa valeur positive d’autorégulation voire prophylactique : le symptôme est souvent une soupape de sécurité permettant au système de ne pas être trop entravé dans son fonctionnement. La fonction du symptôme renvoie donc à son rôle dans le système. Ainsi, la schizophrénie, par exemple, serait la résultante de perturbations relationnelles, produisant un effet de désignation qui viendrait à s’estomper, voire à disparaitre, lorsque les communications s’améliorent.

Dans un système, l’apparition d’un patient désigné, porteur d’un symptôme, peut être comprise comme la solution la mieux adaptée possible trouvée par le système compte tenu de son histoire et de son mode de fonctionnement actuel. En d’autres termes, le symptôme indique ce que le système doit produire pour continuer à fonctionner. On comprend ainsi que la demande de changement portée par la famille concernant le patient désigné, comporte un versant EXPLICITE et une versant implicite : FAITES QUE CELA CHANGE (pour lui) mais que rien ne change (pour nous).